samedi 21 juin 2008

Les Français ne travaillent pas assez: ignorance ou mensonge délibéré?

Par freka Informaticien 10/06/2008 15H31"La France ne travaille pas assez! Il n'y a qu'un moyen de relancer la croissance et d'augmenter le pouvoir d'achat: travailler plus! Par rapport à nos voisins, nous sommes le pays qui travaille le moins, il faut que ça change!" Voilà le message dont nous rebat les oreilles avec un bel ensemble la majorité présidentielle, à commencer par Sarkozy lui-même. Or c'est grossièrement faux. Merci à Léon Mercadet, journaliste à "La matinale" de Canal +, d'avoir rétabli les faits dans sa récente chronique, titrée "La France bosse fort!" Pour remettre les choses à leur place, il suffit de consulter les chiffres 2006 d'Eurostat, le très officiel Office> statistique des Communautés européennes, que la chaîne à péage présente on ne peut plus clairement, reprenant un tableau paru dans l'excellente revue "Alternatives économiques".
> Le premier pays à travailler plus que la moyenne européenne est… la France
> Dans l'ordre croissant en nombre d'heures travaillées par semaine, on trouve d'abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l'Allemagne, l'Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures. Le premier pays à travailler plus que ladite moyenne, de justesse (38 heures tout rond) est la France. Viennent derrière l'Italie, la Lituanie, le Portugal, l'Espagne, l'Estonie, la Croatie, la Slovénie… Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques et Grecs (42,7 heures).
> Le tableau ci-dessus concerne la durée hebdomadaire mais on observe la même chose en se basant sur la durée annuelle, qui prend en compte vacances et jours fériés: elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l'on travaille le moins avec 1340 heures. Observation de Léon Mercadet:
> "Il y a un truc très très frappant, c'est que les pays où l'on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement."
> Le but de cette distorsion des faits? Supprimer les 35 heures
> "Ça alors!", s'exclame le présentateur de l'émission, Bruce Toussaint. "A l'inverse, poursuit son chroniqueur, si on va en bas de classement, on s'aperçoit que les cancres sont (…) ceux dont le PIB par habitant est le plus faible":
> Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille! Allez savoir pourquoi, mais moins l'on travaille et plus le PIB par habitant est élevé, c'est comme ça que ça se passe en Europe. Alors quand les ministres et les porte-paroles du gouvernement nous répètent que nous ne travaillons pas assez, je me pose la question: est-ce ignorance ou est-ce mensonge délibéré? En tout cas, c'est de l'idéologie, ce n'est pas des faits.
> J'ai quand même l'impression qu'on nous répète ça dans l'espoir qu'un mensonge cent fois répété devienne une vérité. Alors dans quel but cette distorsion des faits? (…) Il y a une réponse évidente: c'est pour supprimer les 35 heures. Pourquoi supprimer les 35 heures? Parce que c'est la durée légale. Ça veut dire quoi? C'est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Donc les Français travaillent déjà plus de 35 heures -on est à 38- mais si on fait sauter les 35 heures, on n'a plus besoin de payer entre 35 et 38 au tarif des heures supplémentaires."
> Voila l'imposture de nos gouvernants. Mais rassurez-vous, rien ne changera et cette droite menteuse continuera inlassablement à ressasser l'ineptie que les Français ne travailleraient pas assez. Y a-t-il quelqu'un dans l'opposition pour leur balancer les vrais chiffres? >

lundi 16 juin 2008

Manifestations du 17 juin 2008

La manifestation du 17 juin 2008 aura pour objet principal la défense de la RETRAITE SOLIDAIRE qui est un système par répartition, de solidarité intergénérationnelle, et qui est aujourd’hui menacé par les annonces gouvernementales.Pour la CFDT, le rendez-vous 2008 sur les retraites devait être l’occasion de CONSOLIDER notre système par répartition, le seul système à même d’assurer la solidarité indispensable entre les générations, le seul système à même de répondre aux exigences de justice sociale.Notre principal point de désaccord est le déclenchement du passage à 41 ans de cotisations dès maintenant, alors que le niveau actuel de l'emploi des seniors rend cet allongement inefficace et injuste. De plus, dans le document du gouvernement, nous relevons trois absences de taille: la pénibilité, alors que le gouvernement s’y était engagé, l'alimentation du fonds de réserve, qui est un élément fondamental pour la période 2020-2050, et les poly-pensionnés, alors que, là aussi, un engagement avait été pris lors de la réforme des régimes spéciaux.Dans ces conditions, et devant l’absence totale de dialogue social, le seul moyen qui reste aux salariés, pour se faire entendre, c’est de descendre dans la rue.Si nous sommes en désaccord profond avec l’allongement immédiat à 41 ans de la durée de cotisation, nous le sommes aussi avec l’absence de réponse sur le niveau des pensions et sur et la suppression du délai de 6 mois avant de pouvoir cumuler emploi et retraite.Il y a des désaccords, et il y a aussi des interrogations très préoccupantes sur la poursuite non chiffrée de l’amélioration du niveau des retraites, par exemple pour les bénéficiaires du minimum contributif. Comme d’habitude, le gouvernement fait sur ce point des effets d’annonce, mais, à ce jour, rien de concret n’est proposé, alors que ce minimum contributif est scandaleusement bas, et que les retraités qui y sont soumis sont de plus en plus nombreux. Et puis il y a aussi ce que l’on pourrait appeler des « oublis », la pénibilité, par exemple. Rien sur les carrières accidentées également, qui sont aujourd’hui, et malheureusement, le lot quotidien de la majorité des salariés de notre pays, Rien sur les polypensionnés alors que le gouvernement s’y était engagé, Rien sur le Fonds de réserve des retraites et son amélioration etRien sur le régime additionnel de la Fonction publique.Les propositions gouvernementales sont purement et simplement une coquille vide, c’est inadmissible. Les seuls points positifs à relever sont :la reconduction du dispositif des carrières longues, tel qu’il avait été obtenu en 2003 et qui a profité depuis cette date à plus de 600 000 salariés, l’ amélioration de la surcote et sa mise en œuvre pour les bénéficiaires du dispositif des carrières longues ou du minimum contributif, et l’amélioration du financement des régimes par le transfert, à terme, d’une partie des cotisations Ces quelques points sont néanmoins très loin d’être suffisants.Si la CFDT n’a pas l’habitude de mélanger les revendications, ce 17 juin sera quand même également l’occasion de manifester contre l’attaque du gouvernement sur les 35 heures, et sur sa transcription de la position commune CFDT/CGT/ MEDEF, véritable provocation qui met a mal le dialogue social. Force est de constater que le gouvernement ne tient aucun de ses engagements.Le 17 juin doit être l’occasion de montrer notre détermination et notre désapprobation. Nous devons être plus nombreux encore que le 22 mai, pour faire reculer les positions gouvernementales aujourd’hui inacceptables. Chaque élu, chaque militant, et chaque adhérent qui en aura la possibilité doit être présent ce 17 juin dans les manifestations départementales.Charles PELLOTIERI secrétaire de l’URI CFDT PACA participera à la manifestation marseillaise, contactez votre syndicat ou votre UD pour connaître les lieux et heures des manifestations. Bon courage à tous et bonne manifestation.

mardi 20 mai 2008

"Et pourquoi pas une plume dans le derrière"?

Voilà ce que François Chérèque, leader de la CFDT, répond à André Santini. Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique avait appelé les fonctionnaires à faire grève sans cesser le travail, en portant "des brassards à la japonaise".
et pourquoi pas une plume dans le derrière tant qu'on y est ?": le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a vivement réagi jeudi aux propos d'André Santini, lors de la manifestation parisienne des fonctionnaires. Mercredi, le secrétaire d'Etat à la Fonction publique avait appelé les fonctionnaires grévistes à s'exprimer "'par d'autres moyens", par exemple en mettant "des brassards à la japonaise".
"C'est quand même extraordinaire: on a des ministres qui nous disent comment il faut organiser les grèves, mais nous, ce qu'on veut, c'est du dialogue pour qu'il n'y ait pas de grève", a ajouté François Chérèque.
"Je conseille à M. Santini de porter lui-même un brassard noir, car il signe la mort de la Fonction publique", a de son côté déclaré le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly.
Mercredi, dans un communiqué, le syndicat Solidaires avait reproché au gouvernement de "chercher la provocation" après les propos d'André Santini.
"Derrière son sens des formules douteuses, on peut se demander si les propos du ministre ne cachent pas un sens plus profond sur la limitation du droit de grève dans la Fonction publique". "Faire la grève est une décision sérieuse, (...) et qui mérite d'autres réponses que des propos provocateurs, douteux et qui recherche le 'bon mot' médiatique", avait ajouté Solidaires.
André Santini a répété jeudi sur RTL que la grève était à ses yeux "un mode de réclamation (...) daté", racontant avoir dit par le passé aux fonctionnaires de sa mairie d'Issy-les-Moulineaux: "plutôt que de provoquer la pagaille dans les crèches et les écoles, dans les services, vous devriez dire, avec un bandeau ou un brassard, 'fonctionnaires en grève'".

samedi 17 mai 2008

Mobilisation du 22 Mai 2008

Mobilisation du 22 mai 2008
La CFDT participe à la journée de mobilisation interconfédérale « pour la défense de la retraite solidaire » le 22 mai. Cette mobilisation donnera lieu à des initiatives décentralisées sous la forme de rassemblements ou de manifestations.
Mobiliser sur les revendications de la CFDT :
Si les organisations syndicales sont d’accord pour manifester ensemble, elles ne partagent pas les mêmes objectifs revendicatifs. Dans ces conditions, il y a lieu de s’en tenir au communiqué national commun pour appeler à l’action. Ainsi, derrière l’apparence d’un refus commun des 41 ans de cotisations, si la CFDT le conditionne à une élévation significative du taux d’emploi des seniors, d’autres y voient le moyen de remettre en cause la réforme de 2003.
Par contre, il est évident que la CFDT mobilise sur ses objectifs. La CFDT doit mettre en avant ses propositions notamment sur le niveau des retraites, leur financement, la pérennisation du Fonds de réserve des retraites, les poly-pensionnés, les carrières accidentées et la pénibilité. Au passage, il est nécessaire de rappeler que nous avons déjà obtenu le maintien de la mesure en faveur des carrières longues.
Pour préparer vos initiatives, vous pouvez reprendre l’Info rapide n°45, le tract et le dossier de presse, accessibles sur www.cfdt.net.
Dispositif de remontée des informations au niveau confédéral :
Pour mesurer l’état de la mobilisation et des initiatives qui seront prise le 22 mai, nous vous demandons, comme à l’habitude, de renvoyer, rapidement, le questionnaire joint à cette circulaire, en n’oubliant pas, notamment pour les régions, de nous désigner un responsable par organisation.
Une permanence sera mise en place au niveau confédéral le 22 mai. Les régions pourront ainsi nous communiquer en temps réel l’importance et le contenu des manifestations. Les régions en seront informées par mail.

lundi 5 mai 2008

Dossier retraite!!!

Nous agissons pour vous aussi bien au niveau local que national.Notre signature en 2003 pour le dossier retraite a été critiqué et pourtant la réforme était nécessaire car aujourd'hui plus personne ne conteste cette réforme et elle a permis à long terme de sauver notre système par répartition.Le rapport économique de la C.O.R (caisse orientation retraite) organisme politiquement neutre est criant de vérité, si nous n'agissons pas!Bien sûr la première des solutions serait l’emploi, mais vous comme nous, nous savons très bien qui embauchent, ceux sont les patrons et qu'aucun gouvernement ne pourra influencer sur cette axe, simplement, il pourra jouer le jeu de plus ou moins d'aide sur les charges sociales sous certaines conditions.Et le gouvernement actuel dans sa logique de premier employeur pour réduire le déficit de l'état prône les réductions d'effectifs dans la fonction publique.Qui cotisera pour nos retraites?Si dans le cadre de l'équité nos élus toutes catégories confondues s'appliqueraient à eux même les mesures qu'ils veulent appliquer aux autres alors là, ils seraient plus crédibles.Mais ne rêvons pas! Tous ne viendra pas sans vous, car râler à l'heure de la retraite ne servira à rien, ce n'est pas quand l'usine ferme qu'il faut agir, mais en amont par le biais de la syndicalisation et du mouvement social unitaire.Ceci étant dit, nous vous informons de notre dernière intervention auprès de monsieur le Maire et de tous les élus du conseil municipal pour l'application des textes statutaires qui donnent droit à certaines catégories de personnels